Kinshasa: Winner.Bet, la normalisation d’une addiction nuisible
C'est depuis un laps de temps que la majorité de la population kinoise, hommes et femmes sans distinction investissent corps et âme dans les jeux de pari-sportif Winner.Bet. Ceci pour un but principal de gagner de l'argent pour subvenir à leur besoin quotidien
Cette situation qui laisse d'aucun indifférent a poussé ainsi la rédaction de Wise.Cd de faire le tour dans les différents coins de la capitale congolaise pour en savoir un plus sur la motivation qui gangrène ces hommes et femmes qui sont devenus des adeptes de ce pari-sportif Dénommé Winner.bet.
« C'est par le manque d'emplois que nous tous, nous avons donné toute notre énergie à ce jeux car nous estimons que c'est la seule entreprise qui est à notre disposition. C'est la seule société qui peut nous générer de l'argent à tout moment pour répondre à nos besoins », nous a confié un parieur de la commune de Masina dans le district de la Tshangu.
Sur place, la rédaction de Wise. Cd constate que même les hommes en tenue militaire, de la police tout comme des nombreux commerçants, jeunes filles et certaines femmes qui envoient leur enfant mineur pour miser sur les rencontres sportives, plus fréquemment le football.
« Aujourd'hui c'est 85% des jeunes qui sont parieurs de Winner.Bet, si tu ne le joues pas je me demande comment tu vas survivre actuellement dans ce pays. Car avec Winner tu peux jouer un ticket de 500fc et tu gagnes 500.000fc ou plus », a expliqué un jeune âgé de 30 ans vivant dans la commune de Djili qui requiert l'anonymat.
D'après un enfant mineur trouvé dans le lieu, concentré, entrain de composer des matchs de cet après-midi, il déclare que sa seule motivation est de gagner minimum 100.000fc qui va lui permettre de bien passer cette période des fêtes de Noël et de fin de l'année qui se pointe à l'horizon.
Ce vent doit interpeller nécessairement les gouvernants de prendre les responsabilités qui l’incombent pour remédier à cette addiction. La création d’emplois est la seule voie qui va dissiper cette mésaventure dans la ville de Kinshasa.
Ali Biayi


