RDC et USA : l’accord minier ne menace pas les liens avec la Chine
Kinshasa, la signature d’un accord entre la RDC et les États-Unis sur les minerais critiques a déclenché des interrogations : la RDC risque-t-elle de se tourner vers Washington au détriment de Pékin ? Les autorités congolaises répondent clairement : non. Par Emmanuel EKULE
Mukoko Samba, VPM en charge de l'économie nationale à Kinshasa, assure : « Cet accord ne retire rien à la Chine. Les 25 sites SAR restent libres. Les investissements américains se font par des voies commerciales normales. » Il cite l’exemple d’Orion qui a acquis 40 % chez Glencore et des partenariats entre Mercuria et la Gécamines.
L’accord vise surtout à encourager les investissements américains dans le cobalt, le lithium et le cuivre. Mais il n’impose aucune exclusivité. « Il s’agit de motiver les États-Unis sans fermer la porte aux autres partenaires internationaux », précise Mukoko Samba.
Pour la RDC, l’objectif est double : diversifier ses partenaires et sécuriser sa position dans la chaîne mondiale des minerais critiques. Avec l’un des plus grands gisements mondiaux de cobalt, le pays joue désormais un rôle stratégique dans la transition énergétique mondiale.
Les analystes soulignent qu’une ouverture simultanée aux États-Unis et à la Chine pourrait profiter à la RDC, en stimulant la concurrence et en garantissant de meilleures conditions financières pour l’État. La vraie question reste maintenant : ces promesses se traduiront-elles en investissements concrets et durables ?


