RDC: la BCC constate une stabilité sur le marché de change
Lors de la 26ème réunion du conseil des ministres du vendredi 13 décembre 2024, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a informé le Conseil sur la situation économique du pays, au cours de la première semaine du mois de décembre courant.
Intervenue entant qu’invitée, la gouverneure de la BCC a fait savoir que les taux de change se sont globalement maintenus à leur niveau de la semaine précédente. Le rythme de formation des prix s'est légèrement accéléré après deux semaines consécutives de ralentissement. A 6% à fin 2024, la croissance économique devrait demeurer vigoureuse. Elle est tirée notamment par le secteur extractif.
Selon la gouverneure, sur les marchés mondiaux des produits de base concernant la RDC, il y a eu notamment :
- la légère baisse hebdomadaire de 0,77 % du prix du baril de pétrole (Brent), se situant à 71,84 USD, influencée par les craintes d'une baisse de la demande face à une offre abondante ;
- la légère augmentation, du prix de la tonne du cuivre, de 0,97 %, se situant à 9.132,0 USD, portée par les perspectives favorables de l'économie chinoise sur fond des mesures de relance prises par les autorités ;
- le maintien du cours du cobalt à son niveau du 27 novembre 2024, soit 24.050 USD la tonne ;
- la hausse de 1,38% du prix de l'once d'or, s'affichant à 2.661,11 USD;
- les progressions de 1,83 % et 1,66% des prix du blé et du maïs se situant à 205,26 USD et 159,97 USD, alors que celui du riz s'est maintenu à son niveau de la semaine précédente, à 334,44 USD.
Pour elle, cette évolution de la conjoncture intérieure est justifiée par le maintien de l'orientation restrictive de la politique monétaire, combinée à une politique budgétaire prudente. À cela, s'ajoute le renforcement de la coordination de ces politiques conjoncturelles.
Dans sa note, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo a recommandé la poursuite de l’exécution des réformes structurelles pour améliorer la résilience de l’économie aux chocs exogènes et assurer une croissance solide et inclusive.
Martin EKAMA


