Peine de mort contre Joseph Kabila : Me Abel Vunduawe « l'image claire de la chute de notre démocratie »
Le paysage politique RD-congolais est fracturé par le quitus de la justice suite à la peine de mort requise contre Joseph Kabila ancien chef de l’Etat du pays. Suite à la nouvelle sur la réquisition contre le president honoraire, Maître Abel Vunduawe, a dans une interview accordée par le Web journal WISE.cd, déclaré que « l'infraction principale étant la participation à un mouvement insurrectionnel, le ministère public n'a pas été à mesure de prouver la participation criminelle de l'ancien président à la rébellion de l'AFC-M23. » Par Martin EKAMA
Dans sa lecture, lors de cette interview de ce lundi 25 août « La Peine de mort contre l'ancien président de la république Joseph Kabila est l'image claire de la chute de notre démocratie, Faute d'une Mutation civilisationnelle, la justice saisie par la politique alimente le règlement de compte personnel pour déchirer davantage le tissu de la cohésion nationale, l'infraction principale étant la participation à un mouvement insurrectionnel, le ministère public n'a pas été à mesure de prouver la participation criminelle de l'ancien président à la rébellion de l'AFC-M23.
À l’en croire, cela étant fait, la participation criminelle en droit positif congolais exige des conditions de fonds pour établir la participation de l'agent infracteur, la loi précise que toutes personnes qui apportent de l'aide indispensable à la commission d'infraction sont complices et doivent être condamnés.
Le procès de l’ancien chef de l’état congolais alimente des débats de fonds sur la démarche prise par la justice congolaise.
Joseph Kabila est jugé par contumace pour complicité avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. la peine de mort a été requise contre Kabila fils.
Dans la déclaration du secrétaire permanent du PPRD Emmanuel Shadary, interviewé par notre confrère de RFI «C’est un procès inique, non équitable, encore moins équilibré, qui est d’ailleurs un non-événement. On y voit la haine transpirer envers quelqu’un qui vous a tout donné. Cette décision rend Joseph Kabila encore plus fort et résistant à jamais. C’est pourquoi, je me limite à demander à nos cadres et militants du PPRD et tous les kabilistes de rester sereins, jusqu’à la victoire démocratique.»
22 août dernier, le ministère public a requis la peine de mort contre l'ancien président Joseph Kabila, l'accusant de crimes de guerre, de trahison et d'organisation d'un mouvement insurrectionnel. Ce procès, qui se déroule en l'absence de l'accusé, suscite des réactions contrastées à travers le pays.


