Procès Joseph Kabila : le politologue Sadala Nassor Marco martèle sur le rôle des institutions de la RDC
En République démocratique du Congo, une nouvelle a vacillé la classe politique. La peine de mort a été requise contre le president honoraire vendredi dernier. Jugé par contumace à Kinshasa pour complicité avec le groupe armé M23. Face à cette décision de la justice, Sadala Nassor Marco, politologue et cadre du parti politique d’Ensemble pour la République de Moise Katumbi revient sur le danger que représente ce procès. Par Martin EKAMA
Dans un entretien de ce lundi 25 août 2025, accordé par le Web journal WISE.cd, ce politologue fait le point sur le rôle des institutions de la République démocratique du Congo.
« La peine de mort prononcée contre Kabila semble être une utopie, mais si elle devait se concrétiser, elle représenterait un danger réel pour la stabilité du pays. Nos institutions judiciaires, censées être des arbitres impartiaux, doivent agir en toute indépendance, sans se laisser instrumentaliser par des agendas politiques. » a-t-il déclaré lors de cette interview accordée à notre reporter.
Selon Sadala Nassor Marco, politologue et cadre du parti politique d’Ensemble pour la République ce verdict, loin de favoriser le processus de paix prôné par des organisations comme la CENCO et l’ECC pour promouvoir l’unité nationale, risque au contraire d’aggraver les tensions. La justice devrait se concentrer sur la réforme de son fonctionnement, en tant qu’héritage commun du peuple, plutôt que de chercher à satisfaire des intérêts partisans et éphémères.
Le procès de Joseph Kabila ancien chef de l'État congolais s'est ouvert le 25 juillet à Kinshasa, capitale de la RDC devant la plus haute juridiction militaire du pays. Ses partisans et plusieurs observateurs politiques dénoncent et estiment qu'il s'agit d'un procès politique. Le ministère public a appelé les juges de la Haute Cour militaire à le condamner "à la peine de mort".


