RDC : Kin Kiey Mulumba voit dans la réforme du code minier l’origine de la chute politique de Joseph Kabila
S’exprimant sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), dans l’émission Planète Économique, l’ancien ministre congolais Kin Kiey Mulumba a livré une analyse politique du départ de Joseph Kabila du pouvoir, qu’il relie directement aux orientations économiques de l’ancien président, en particulier dans le secteur minier stratégique de la République démocratique du Congo. Par Emmanuel EKULE
Selon Kin Kiey Mulumba, le débat autour de l’héritage de Joseph Kabila gagnerait à être abordé avec davantage de recul et d’informations. Il estime que les enjeux liés à la gouvernance des ressources naturelles, souvent complexes, restent mal perçus par l’opinion publique, ce qui conduit, selon lui, à des lectures simplifiées de la fin du régime Kabila.
L’ancien ministre défend l’idée d’un Joseph Kabila animé par un « nationalisme minier », affirmant que l’ex-chef de l’État aurait refusé de céder aux pressions visant à concéder les ressources minières du pays à des intérêts étrangers en échange de sa survie politique. « S’il avait accepté de brader les mines congolaises, il serait sans doute encore au pouvoir », soutient-il, évoquant des négociations tendues avec certaines multinationales du secteur extractif.
Kin Kiey situe le tournant décisif du régime au moment de la révision du code minier, engagée afin d’accroître la part des revenus revenant à l’État congolais. Cette réforme, perçue comme défavorable par plusieurs grandes entreprises minières, aurait, selon lui, déclenché une opposition multiforme, y compris sur la scène internationale, pour tenter d’enrayer ces changements.
Toujours selon cette lecture, les résistances au projet de réforme se seraient manifestées par des pressions indirectes, notamment à travers le soutien présumé à des mouvements citoyens, des acteurs politiques d’opposition et des organisations de défense des droits humains. Kin Kiey Mulumba cite


