RDC : la ministre de l’Éducation nationale Raïssa Malu accusée de détournement présumé de 6 milliards de francs congolais
Une vive controverse secoue le ministère de l’Éducation nationale en République démocratique du Congo, où la ministre Raïssa Malu est mise en cause dans une affaire présumée de détournement de fonds publics. Selon des accusations portées par un député national, près de 6 milliards de francs congolais, initialement destinés aux enseignants, auraient été irrégulièrement utilisés. Cette affaire intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions récurrentes autour des conditions salariales du personnel éducatif. Par Emmanuel EKULE
Le député Willy Mishiki affirme que ces ressources financières devaient répondre à des besoins urgents du secteur éducatif, notamment en faveur des enseignants. Il estime que les faits reprochés sont suffisamment graves pour justifier des explications rapides et transparentes de la part de la ministre concernée. Ses déclarations ont rapidement alimenté le débat politique et suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.
Dans une prise de position particulièrement ferme, Willy Mishiki a déclaré qu’il serait « important que Madame la ministre démissionne avant même que ce dossier soit déposé au Parlement, afin de sauver son honneur ».
Cette demande accentue la pression sur la cheffe du portefeuille de l’Éducation nationale, alors que certains élus évoquent déjà une possible saisine de l’Assemblée nationale pour examiner l’affaire.
À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a encore été rendue publique par le ministère de l’Éducation nationale pour répondre aux accusations.
L’évolution de ce dossier pourrait toutefois donner lieu à des débats parlementaires dans les prochains jours, dans un pays où la gestion des finances publiques demeure un sujet hautement sensible.


