Union Africaine : un nouveau regard sur le respect de l’intégrité territoriale des pays
À peine porté à la présidence de l’Union africaine, le chef de l’État burundais Évariste Ndayishimiye a adressé un message sans ambiguïté aux dirigeants du continent et à la communauté internationale. « Aucun État africain ne doit, au XXIᵉsiècle, subir une recolonisation, une invasion ou une domination étrangère », a-t-il déclaré, plaçant son mandat sous le signe de la souveraineté et de la défense de l’intégrité territoriale des pays africains. Par Emmanuel EKULE
Dans son intervention, le président burundais a insisté sur la nécessité d’une réponse collective face aux conflits persistants et aux ingérences extérieures. Il a annoncé sa volonté de relancer l’initiative continentale « Faire taire les armes », un programme phare de l’UA visant à mettre fin aux guerres et aux violences armées en Afrique, à travers une diplomatie renforcée, la prévention des conflits et la coopération sécuritaire régionale.
Une attention particulière sera portée sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, théâtre de violences récurrentes impliquant groupes armés locaux et tensions régionales. Évariste Ndayishimiye a appelé à une mobilisation accrue des mécanismes africains de paix et de sécurité afin de restaurer la stabilité dans cette région stratégique des Grands Lacs.
Ce positionnement marque le ton d’une présidence qui entend replacer la question de la souveraineté africaine et de la résolution des crises par les Africains eux-mêmes au cœur de l’agenda continental. Reste à voir comment cette ambition se traduira concrètement dans les mois à venir, alors que plusieurs foyers d’instabilité continuent de fragiliser le continent.


