À Addis-Abeba, António Guterres admet les limites de la MONUSCO pour imposer la paix dans l’est de la RDC

14 Février 2026 - 15:51
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À Addis-Abeba, António Guterres admet les limites de la MONUSCO pour imposer la paix dans l’est de la RDC

En marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a reconnu publiquement les limites de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) dans la gestion du conflit dans l’est du pays. « La Monusco n'a pas la capacité d'imposer la paix. Ni le mandat, ni la capacité », a-t-il déclaré, soulignant les contraintes structurelles qui encadrent l’action de la mission onusienne sur le terrain. Par Emmanuel EKULE

Face à la persistance des violences dans l’est de la République démocratique du Congo, le chef de l’ONU a toutefois insisté sur le rôle diplomatique que continue de jouer la mission. Selon lui, la priorité actuelle consiste à multiplier les contacts entre les parties en conflit, mais aussi à travailler étroitement avec d’autres médiateurs régionaux afin de recréer progressivement un climat de confiance. Une tâche qu’il qualifie de complexe dans un contexte marqué par des accusations croisées et une méfiance profonde.

António Guterres a rappelé que sans rétablissement de la confiance entre les protagonistes, toute tentative de pacification durable resterait compromise. « Sans que cette confiance soit rétablie, ce sera très difficile de pacifier l'est du Congo », a-t-il averti, mettant en avant la dimension politique du conflit, au-delà des réponses strictement sécuritaires. 

Ses propos interviennent alors que les initiatives diplomatiques régionales se multiplient pour tenter d’enrayer l’escalade. Le secrétaire général s’exprimait à l’occasion du sommet de Union africaine, qui réunit plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains autour des enjeux de paix et de sécurité sur le continent. 

La situation dans l’est congolais demeure l’un des dossiers les plus sensibles à l’agenda régional, alors que les appels à un cessez-le-feu et à une solution négociée se font de plus en plus pressants.