Banditisme Urbain à Kinshasa : Entre Répression agressive ou mortelle et prévention durable
Depuis une dizaines d'années, le phénomène qui subjugue la population kinoise, en plus des maux généraux, reste la criminalité urbain. Le banditisme Urbain est une routine à Kinshasa
Les autorités tant nationales que provinciales, depuis, ne ménagent aucun effort, multipliant ainsi des mécanismes de répression afin de mettre un terme à cette situation qui met en péril la sécurité intérieure de la capitale congolaise.
Face à cette état de chose, Junior Nembalemba, ancien rapporteur et député provincial de la ville de Kinshasa, exhorte les autorités compétentes à travers une tribune sur son compte X (anciennement tweeter).
« Le banditisme urbain, connu sous le nom de "Kuluna", est le reflet d’un système défaillant dont l’État porte une part importante de responsabilité. Ce fléau, qui ne date pas d'aujourd'hui est le fruit de générations sacrifiées par manque d’éducation, d’encadrement, d’opportunités d’emploi et de choix. Il s’agit des jeunes laissés-pour-compte, abandonnés à leur sort dans une société qui a failli à leur offrir des perspectives ». Rejetant ainsi la faute à l'État congolais qui n'a sû offrir à la jeunesse ce dont elle a besoin, afin d'épargner celle-ci à des déviations.
« Est-il juste de condamner à mort ces jeunes sans traiter les causes profondes qui les ont menés à de tels extrêmes ?», Celui qui était l'ancien président national de la ligue des jeunes de l'ACP. Évoquant les opérations Mbata et Likofi I et II, bien qu’énergiques, Junior Nembalemba estime que ces opérations « n’ont eu que des effets temporaires, car elles se limitaient à une répression agressive sans prévention Durable », «et les résultats étaient une recrudescence de ce phénomène », affirme-t-il.
Actuelle commissaire Général à l'industrie et énergie de la ville de Kinshasa, Junior Nembalemba, poursuit sa réflexion en remettant en doute la diminution de cas de banditisme Urbain à Kinshasa.
« Aujourd’hui, la légère diminution du banditisme n’est qu’un effet placebo. Tant que l’État ne s’attaquera pas à la racine du problème en investissant dans l’éducation, l’encadrement et la réinsertion sociale, ce fléau persistera », a-t-il insisté.
Invitant la ministre de la jeunesse congolais à "réfléchir sérieusement à ce problème et à proposer des solutions concrètes et adaptées au gouvernement", Cet ancien député provincial estime que la condamnation de ces kulunas n'aboutira pas forcément à l'élimination de ce fléau, il exhorte de prévenir ces dérives en vue d'offrir à la jeunesse congolaise un avenir meilleur.
« Il ne s’agit pas seulement de condamner ces jeunes, mais de prévenir ces dérives pour leur offrir un avenir meilleur. Car nous avons tous droit à un meilleur avenir », conclut-il.
Plamedi WALA


