Ituri : interpellation de quelques éléments des FARDC après le saccage de l'Eglise catholique de Bule
L’autorité provinciale sous régime militaire en Ituri a fait savoir que plusieurs éléments des forces armées ont été appréhendés pour leur implication présumée dans les actes de vandalisme perpétrés contre l’église catholique de Bule, implantée dans la chefferie des Bahema Badjere, territoire de Djugu. L’information a été rendue publique jeudi 19 février par le porte-parole des opérations en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo.Par Augustin Ndjabu
D’après une note officielle diffusée le même jour à Bunia, capitale provinciale, l’armée indique avoir procédé à l’arrestation des soldats suspectés d’avoir pris part à ces agissements qualifiés de graves manquements à la discipline militaire.
Une désapprobation sans équivoque
Dans sa communication, le commandement militaire provincial a exprimé sa vive réprobation face à ces actes de profanation visant un sanctuaire religieux, dénonçant un comportement contraire à l’honneur et aux principes de l’institution.
« Ces faits ne correspondent ni aux valeurs ni à la mission assignée aux forces de sécurité, dont le rôle premier demeure la sauvegarde des populations et la préservation des sites religieux. » a souligné le porte-parole des forces armées en Ituri.
Des poursuites annoncées
Les soldats mis en cause ont été placés en détention et comparaîtront devant les juridictions compétentes, conformément aux dispositions du code militaire et aux normes du droit international humanitaire. Les autorités estiment que ces incidents constituent une entorse grave aux règles régissant la conduite des troupes en période d’instabilité, notamment en matière de respect des lieux de prière.
Un avertissement contre toute dérive
Cette mesure intervient dans un climat sécuritaire toujours tendu dans le territoire de Djugu, théâtre récurrent d’affrontements armés. Le commandement militaire affirme ainsi vouloir démontrer sa détermination à réprimer toute faute commise par ses éléments.
Enfin, les autorités appellent les habitants au sang-froid et réitèrent leur engagement à assurer la sécurité des civils et à sanctionner toute violation des principes déontologiques militaires.


