Kinshasa : Les bourgmestres, à la base d’une gestion opaque des communes
Le constituant du 18 février 2006 a opté pour la décentralisation comme mode de gestion de certaines entités territoriales de la République. Il pose les principes de leur libre administration et de l'autonomie de gestion de leurs ressources humaines, économiques, financières et techniques. Focus sur le cas des communes de la ville province de Kinshasa qui sont gérées par les bourgmestres. Par Martin EKAMA
Le développement de la ville province de Kinshasa devrait commencer par la gestion claire des bourgmestres de toutes les communes. Aujourd’hui aucune d’entre elles fait exception d’une gestion orthodoxe en commençant par la commune de kintambo en passant par Limete jusqu’à Maluku. Pourtant, selon la « Loi organique n° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l'Etat et les Provinces » toutes communes ou entités décentralisées jouit d’une autonomie financière.
L'autonomie financière qui permet à une entité territoriale décentralisée de disposer d'un budget propre, distinct de ceux du pouvoir central et de la province. Ce budget est toutefois intégré en dépenses et en recettes au budget de la province qui est présenté en même temps que le budget du pouvoir central pour former le budget de l'Etat arrêté chaque année par une loi.
Dans une interview réalisée ce lundi 21 juillet 2025, un expert qui a requis l’anonymat nous fait savoir que les bourgmestres de la ville province de Kinshasa ne collaborent avec l’entité de décentralisation ; chargée des actes administratifs et financier. Plus encore les conseillers communaux. « jusqu’à présent, les bourgmestres sont incontrôlés, chacun fait comme bon lui semble, en commençant par un recrutement illégal. » a, lâché cet expert.
À l’en croire, les recettes des communes passent « main à main » comme l’explique souvent le phénomène Maboko banque. Les recettes sont versées chez les bourgmestres.
Les bourgmestres se payent plus qu’ils devaient être payés. « c’est une distraction » c’est de« la poudre aux yeux » les recettes des motos cyclistes ainsi que celles des marchés sont versées directement chez les bourgmestres » a déploré cet expert.
En parlant des routes, d’après expert de la décentralisation, « toutes les routes sont dans les communes, vous remarquerez qu’elles sont dans un état de délabrement, dites-moi que font ces bourgmestres » s’interroge t-Il ? Dans un ton mélancolique.
Les services de l’économie des maisons communales sont incontrôlés. Selon lui les bourgmestres cherchent à se couvrir parce qu’ils sont bien informés sur les élections qui s’annoncent » raison pour laquelle ils demandent maintenant leurs salaires.


