Pétition concernant V. Kamerhe : l'UDPS le Ponce Pilate, Mboso l’instigateur ?
Vital Kamerhe, fidèle soutien du président de la République, camarade durant la campagne électorale de 2018 et collaborateur étroit de Félix Tshisekedi, ayant occupé divers postes allant du directeur de cabinet du chef d'État à celui du président de l'Assemblée nationale après un passage par la prison de Makala pour détournement de fonds s'élevant à plus de 100 millions de dollars, est actuellement sous le radar des députés nationaux. Par Martin EKAMA
Tout est centralisé par la politique, que ce soit en République Démocratique du Congo ou ailleurs. Aujourd'hui, les médias évoquent celui qui a été affublé du titre de pacificateur. Avant la session parlementaire de ce septembre, les membres du parlement élaborent une initiative visant à destituer le président de l'assemblée nationale.
D'après les informations les plus récentes, plus de 250 signatures sont actuellement rassemblées pour une demande de déchéance de Kamerhe. L'UDPS, parti dominant sous le régime Tshisekedi, se décharge de toute responsabilité par l'entremise de son président et secrétaire général, Augustin Kabuya, lors d'une déclaration publique.
« Cette initiative provient d'un membre de l'UDPS, cependant, l'engagement important d'autres parlementaires témoigne de sa portée qui transcende les considérations partisanes. » Alors, d'où vient l'idée de porter des accusations contre l'UDPS ? « Terminons cette discussion futile », a affirmé Augustin Kabuya, Secrétaire Général de l'UDPS, lors d'une réunion interne du parti.
Selon Kabuya, la pétition contre Vital Kamerhe a déjà recueilli 235 signatures. L'Udps, en collaboration avec ses partenaires, prétend détenir près de 152 députés au niveau national et environ 75 à son propre compte.
À en croire A. Kabuya, actuellement, 232 signatures ont déjà été collectées. Donc, ce n'est pas un problème qui concerne l'UDPS. Qui cherche à nuire à Vital Kamerhe ? Le président de l'Assemblée nationale congolaise conserve manifestement son calme, loin des manipulations médiatiques. Il n'y a aucune communication de sa part. Les représentants nationaux, quant à eux, soutiennent l'accélérateur pour faire descendre Kamerhe de son piédestal.
Le deuxième vice président de l’assemblée nationale, Christophe Mboso, selon, des sources proches du bureau de la chambre basse, est qualifié comme l’auteur de la crise qui secoue le parlement congolais. Il serait instigateur de cette crise au sein de l’Assemblée nationale. Une information démentie par ses proches collaborateurs.


