Polémique institutionnelle en RDC : le Sénat précise que les propos de Bahati Lukwebo 2e vice-président n’engagent pas l’institution
Le Bureau du Sénat de la RDC, a pris ses distances avec les déclarations du deuxième vice-président de l’institution, faites lors d’un point de presse le 4 mars 2026, au sujet notamment d’un éventuel changement de la Constitution du 18 février 2006. Dans un communiqué officiel publié vendredi à Kinshasa, l’organe dirigeant de la chambre haute précise que ces propos ont été exprimés « à titre strictement personnel » et n’engagent en rien l’institution sénatoriale. Par Emmanuel EKULE
L'équipe dirigeante de la chambre haute du Parlement insiste sur la nécessité de préserver la clarté du débat public dans un contexte national jugé particulièrement sensible. Il appelle les sénateurs à la retenue dans leurs prises de position publiques afin d’éviter toute confusion au sein de l’opinion, tant nationale qu’internationale, rappelant que les institutions doivent demeurer des espaces de cohésion et de responsabilité politique.
Cette mise au point intervient alors que la République démocratique du Congo fait face à une situation sécuritaire tendue liée à l’agression dont le pays se dit victime dans sa partie orientale. Dans ce contexte, le Bureau souligne que l’intérêt supérieur de la nation exige responsabilité, discipline républicaine et solidarité entre les acteurs politiques et institutionnels.
Réaffirmant son attachement aux idéaux de paix, d’unité et de souveraineté nationale défendus par le chef de l’État, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Bureau du Sénat assure qu’il continuera d’accompagner toutes les initiatives visant à préserver la stabilité des institutions et à renforcer la cohésion nationale en cette période jugée cruciale pour l’avenir du pays.


