RDC : Fiston Kumita salue la levée d’immunité sollicitée contre Constant Mutamba et appelle à sa démission
Le président du Parti des nationalistes pour le bien-être du Congo (PNBC), Fiston Kumita, a salué ce mercredi 22 mai l’annonce du président de l’Assemblée nationale relative à la demande de levée des immunités parlementaires du ministre de la Justice, Constant Mutamba. Cette demande, introduite par le procureur près la Cour de cassation, vise à permettre des poursuites judiciaires contre le membre du gouvernement, soupçonné de détournement de fonds publics à hauteur de 39 millions de dollars, initialement alloués à la construction d’une prison à Kisangani.
Dans une déclaration ferme, Fiston Kumita s’est félicité de ce qu’il considère comme un signal fort du retour progressif de la République démocratique du Congo dans les rails de l’État de droit. “Ceux qui pensaient être au-dessus de la loi commencent à répondre de leurs actes. C’est un tournant majeur pour la justice congolaise”, a-t-il affirmé.
Pour le leader du PNBC, le ministre Mutamba, qui symbolisait jusque-là un espoir pour la jeunesse congolaise, a trahi son engagement moral et politique. Il appelle en conséquence à sa démission immédiate. “En ternissant l’image de son statut, il a perdu toute légitimité morale. Il doit se retirer pour ne pas obstruer le travail de la justice”, a insisté Fiston Kumita.
Le président du Parti des nationalistes pour le bien-être du Congo a également exhorté les institutions judiciaires à poursuivre leurs investigations sans complaisance. “Cette affaire ne doit pas s’arrêter à Constant Mutamba. D’autres responsables impliqués dans des détournements doivent également être poursuivis avec rigueur. Il est temps de nettoyer les écuries d’Augias”, a-t-il martelé.
Cette déclaration intervient dans un contexte de plus en plus marqué par la pression populaire pour plus de transparence dans la gestion des deniers publics. Le dossier Mutamba pourrait bien ouvrir la voie à une série de poursuites contre d’autres hauts responsables soupçonnés de malversations, au moment où le pays s’efforce de rétablir la confiance entre citoyens et institutions.
La balle est désormais dans le camp de la Chambre basse du Parlement qui devra se prononcer sur la levée ou non des immunités du ministre. En attendant, les regards sont tournés vers la justice, appelée à faire preuve de diligence, d’impartialité et de courage.
La rédaction


