RDC : mise au point du porte-parole de l’Armée sur l’interpellation de quelques officiers militaires
Le porte-parole de l'armée congolaise, le général-major Sylvain Ekenge, a fait une mise au point ferme face aux récentes critiques sur les interpellations d’officiers des Forces Armées de la République démocratique du Congo par des services renseignements. Par Emmanuel EKULE
D'après des sources médiatiques, ces interpellations concernent plusieurs officiers de haut rang. Parmi eux, le Général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général devenu conseiller militaire du Président Félix Tshisekedi, figurerait parmi les officiers sous enquête. Toutefois, le porte-parole de l’armée n'a ni confirmé, ni démenti cette information.
Sur le plateau de la Radio télévision nationale, la bouche autorisée de l'armée a dénoncé les incohérences politiques et a rappelé que les sanctions disciplinaires sont guidées par le droit militaire, non par des considérations ethniques ou politiques. « On dénonce la trahison, l’infiltration, le détournement… mais dès qu’on agit, certains politiciens crient au scandale », a-t-il fustigé.
Dans ses explications, les officiers arrêtés l’ont été pour des manquements graves à la discipline et non en raison de leur origine ou de leur appartenance communautaire. Il a fermement rejetté les spéculations qui circulent sur les réseaux sociaux à ce sujet : « Il y a trop de rumeurs infondées. Un militaire qui viole les règlements le fait en âme et conscience, à titre personnel. Il ne représente ni une ethnie, ni une communauté. », a dit le porte-parole de l’Armée
Dans cette sortie médiatique très attendue, Sylvain Ekenge a réaffirmé le caractère apolitique de l’armée, soulignant qu’aucune ingérence communautaire ou partisane ne doit perturber la cohésion des FARDC.
Il a par la même occasion insisté sur le fait que l’armée est régie par des Lois strictes, et que toute infraction entraîne des sanctions, conformément au code de justice militaire. « Il faut arrêter d’injecter le poison de la division dans notre armée. Nous avons des valeurs à défendre. La justice militaire doit faire son travail, point final. », a-t-il ajouté
Sylvain Ekenge a pointé certains responsables politiques et membres de la société civile, qui pour lui, alimentent les tensions. « Ils réclament des sanctions contre les infiltrés et les traîtres, mais dès que l’armée agit, ils montent au créneau pour crier à la chasse aux sorcières. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire »
À ce sujet, l’armée ne transigera pas sur les principes, dit Sylvain Ekenge. « S’il y a des preuves, la justice tranchera. S’ils sont innocents, ils seront libérés. S’ils sont coupables, ils seront punis conformément à la loi. Il n’y a pas de négociation possible avec la discipline ».
Nul n’est au-dessus de la loi, même dans les rangs de l’armée, et l’unité des forces armées est une ligne rouge à ne pas franchir. C'est par ces déclarations que le porte-parole de l'armée a conclu son message.


