Révision de la constitution : Guylith Masaku emboîte les pas de Fatshi et remet en cause la déclaration du FCC
Ces derniers temps, le paysage politique congolais est dominé par la problématique de l'éventuelle révision de la constitution, ceci après les récentes déclarations du président de la République Félix Tshisekedi qui s'est montré favorable à ladite démarche.
Interrogé par la rédaction de Wise.Cd, l'acteur socio-culturel et analyste des questions politiques, monsieur Guylith Masaku pense qu'il est évident de réviser la constitution, qui selon lui ne répond pas aux réalités du pays.
« C'est évident que notre constitution ne répond pas à nos réalités du simple fait qu'elle n'a pas été entièrement inspirée et rédigée par les congolais. C’est un secret de Polichinelle, et nous savons tous que la RDC avait recouru en partie à l'expertise étranger notamment les belges pour la rédaction de notre constitution », Ia t-il déclaré Guylith Masaku.
Pendant que le Front commun pour le Congo ( FCC ) qui est la famille politique de l'ancien chef de l'État Joseph Kabila, rejette en bloc ne serait-ce que l'idée de la révision de la constitution comme avait indiqué le président de la République à Kisangani. Quant à Guylith Masaku, la démarche de FCC est biaisée.
« Je ne suis pas totalement d'accord avec nos camarades de FCC, nous le savons tous que la révision de la constitution est constitutionnelle. Nous sommes sans ignorer qu'il y a quelques dispositions de notre constitution qui font défaut à l'instar de l'article 217 par exemple qui met la souveraineté de notre pays en péril. Par la même occasion, nous interpellons nos camarades du pouvoir de ne pas se servir de cette situation pour des manœuvres dilatoires car il y a des articles verrouillés qu'on ne peut pas toucher », a renchérit cet analyste des questions politiques.
Par ailleurs, sans toute fois affirmer, Guylith Masaku pense que le Rwanda avait une influence dans la rédaction de ladite constitution en particulier dans l'article 51 relatif à la protection des minorités.
Ali Biayi


