Nord-Kivu : 2 infirmiers périssent dans une zone sous contrôle des rebelles AFC/M23

5 Avril 2026 - 01:29
Lecture : 2 min.
 0
Nord-Kivu : 2 infirmiers périssent dans une zone sous contrôle des rebelles AFC/M23

Deux agents de santé ont été tués dans des circonstances particulièrement violentes dans une zone sous contrôle de la coalition rebelle AFC-M23-RDF, au Nord-Kivu. L’information, confirmée ce samedi 4 avril 2026 par des proches des victimes et des sources locales, suscite une vive émotion au sein de la communauté sanitaire et des organisations de défense des droits humains. Par Augustin Ndjabu

Des victimes identifiées comme Musafiri Bahiga, infirmier titulaire au centre de santé de Nihima et Ismaël, qui assurait l’intérim au même poste. Selon les informations recueillies, les deux professionnels de santé avaient quitté leur structure le 1er avril pour se rendre dans la zone de santé de Katoyi afin d’y déposer leur rapport mensuel.

Depuis leur départ, ils étaient sans nouvelles jusqu’à la découverte de leurs corps à Chezaruhimbi, une localité située dans le groupement Nyamaboko II, au secteur de Katoyi. Cette entité est actuellement et toujours sous contrôle des rebelles de l'AFC/M23.

Selon des témoignages rapportés FM télévision, un officier rebelle identifié comme « major Justin », alias “Lim Syl”, serait cité dans cette affaire et aurait ordonné la décapitation des deux infirmiers. Toutefois, ces allégations n’ont pas encore fait l’objet d’une confirmation indépendante.

Face à ce drame, des organisations de la société civile et des défenseurs des droits humains condamnent avec la dernière énergie ces actes qu’ils qualifient de « graves violations du droit international humanitaire », tout en rappelant que le professionnel de santé doit bénéficier d’une protection spéciale en période de conflit.

Ils appellent les autorités congolaises ainsi que la communauté internationale à diligenter des enquêtes indépendantes et urgentes, afin d’établir les responsabilités et traduire es auteurs des crimes à répondre à leurs actes.

Ce contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’est de la République démocratique du Congo, marqué par la présence de groupes armés et la persistance des violences contre les civils, y compris le personnel soignant.