Tshisekedi à Lubumbashi : Katumbi contredit la thèse de son adversaire
Depuis son arrivée dans la province du Haut Katanga, pour un séjour de 72h, le Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi fait vibrer la scène politique congolaise par ses discours sur la révision ou le changement de la Constitution, le camp de l'opposition réagit à tord et à travers sur cette problématique.
Après Martin Fayulu, Delly Sessanga, Claudel Lubaya et d'autres opposants , Moïse Katumbi fustige également les déclarations de Félix Tshisekedi qui pour lui ne reculera devant rien pour se maintenir au pouvoir au-delà de ce second mandat usurpé et assume avec grande fierté son statut de dictateur. Il l’a affiché à l’occasion de son adresse de ce samedi 16 novembre à la Place de la Poste de Lubumbashi.
Le Président d'Ensemble pour la République poursuit :« Durant six longues années, il a ignoré les préoccupations et les priorités des congolais. Aujourd’hui, la série de mensonges continue. Il prétend que pour mieux diriger, il doit changer la Constitution qui serait la cause des misères de la population. Et sa déclaration stupéfiante sur l’article 217 de notre Constitution, prétendument concoctée à l’étranger par des étrangers, ne fait que révéler son ignorance des principes juridiques dont la compréhension ne nécessite même pas une expertise en matière constitutionnelle »
Il estime que, le Président de la République s'adonne à une interprétation erronée de l'article 217 de la constitution « Pour parvenir à ses fins et croyant peut-être ainsi faire oublier la faim, il s’adonne à une interprétation erronée de l’article 217 de notre constitution qui, dans son esprit et dans sa lettre, n’est ni une innovation ni une particularité de notre constitution. Pire, la souveraineté n’est pas à confondre avec le territoire »
Dans ce climat tendu, l'ancien gouverneur du Katanga, pense que le Peuple est suffisamment mature pour ne pas oublier ses souffrances et les remplacer par une fausse panique que l’on voudrait créer en prêchant une déformation des termes constitutionnels clairs.
Emmanuel EKULE


