Suspension des partis politiques en RDC : le Conseil d'État tranche veut
Le Vice-premier Ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité Jacquemain Shabani, a au nom du gouvernement, saisi le Conseil d'Etat pour la dissolution des partis politiques de l'opposition accusés d'atteinte à la souveraineté nationale à la suite de leur adhésion au mouvement "Sauvons la RDC", fondé par plusieurs figures de l'opposition à Nairobi lors du conclave tenu le 14 octobre dernier autour de l'ancien président de la RDC Joseph Kabila kabange. Par Emmanuel EKULE
Pour justifier cette décision, le VPM de l'intérieur et sécurité a évoqué la loi sur les partis politiques, affirmant que ces mouvements auraient violés les principes de consolidation de l’unité nationale et de préservation de la souveraineté de l’État.
De ces faits, Jacquemain Shabani a indiqué dans un communiqué avoir saisi le Conseil d’État en vue d'obtenir la dissolution de ces partis, dont le PPRD de Joseph Kabila, le LGD de A. Matata Ponyo, Piste pour l’Émergence de Seth Kikuni, l'AAP de Théophile Mbemba, l'ATD de José Makila et le MLP de Franck Diongo.
En attente de la suite du Conseil d’État qui doit désormais trancher sur le dossier, les partis suspendus continuent de dénoncer une dérive autoritaire et parlent d’une tentative d’affaiblir l’opposition avant les prochaines échéances politiques prévues pour 2028.
Ils accusent Félix Tshisekedi de user de son pouvoir pour bannir des partis républicains régulièrement enregistrés. Dans une déclaration du 29 octobre le mouvement Sauvons la RDC, dénonce le régime en place de dévoiler son caractère tyrannique et son intention apparente de museler l’opposition et d’imposer une pensée unique, la peur, la censure et la répression, foulant aux pieds la Constitution et les initiatives de paix et de réconciliation tant sur le plan national que régional et international.


