Washington et Téhéran relancent le dialogue via des discussions directes prévues à Oman
Selon le New York Times, les États-Unis et l’Iran ont accepté des concessions limitées pour sortir de l’impasse diplomatique et rouvrir un canal de négociation directe, marquant un dégel prudent mais significatif entre les deux capitales. Par Emmanuel EKULE
Les discussions doivent se tenir à Oman, pays traditionnellement médiateur entre Washington et Téhéran. Cette reprise du dialogue intervient après des mois de tensions régionales et d’échanges indirects, souvent infructueux, via des intermédiaires. Les deux parties auraient convenu d’un format d’échanges directs, signe d’une volonté commune de tester une désescalade contrôlée.
Au cœur des négociations figure le programme nucléaire iranien. Les États-Unis cherchent à obtenir des garanties vérifiables sur l’enrichissement de l’uranium et le respect de seuils compatibles avec un usage civil, tandis que l’Iran attend des allègements ciblés de sanctions économiques qui pèsent lourdement sur son économie.
Au-delà du nucléaire, les discussions devraient également aborder les missiles balistiques et le rôle de groupes armés soutenus par Téhéran dans la région. Ces dossiers, longtemps considérés comme des lignes rouges, sont désormais intégrés à l’agenda, ouvrant la perspective d’un cadre de négociation plus large et plus durable.
Si aucun accord immédiat n’est attendu, cette initiative est perçue comme un test politique majeur pour les deux camps. Un succès à Oman pourrait réactiver une dynamique diplomatique gelée depuis des années ; un échec, en revanche, risquerait de raviver les tensions dans un Moyen-Orient déjà fragilisé par des crises multiples.


