Kinshasa : après l’incendie de Limete, la Bourgmestre remet au gouvernement la liste des dépôts de carburant à risque
La Bourgmestre de la commune de Limete, Nathalie Alamba Feza, a été reçue mercredi 4 février 2026 à Kinshasa par la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, dans un contexte marqué par de récents drames liés au stockage de carburant. Cette rencontre intervient deux jours après l’incendie survenu dans un dépôt de carburant à ciel ouvert au quartier SOCOPAO, dans la commune de Limete, qui a ravivé les inquiétudes sur la sécurité des installations pétrolières en milieu urbain. Par Emmanuel EKULE
Au cours de l’audience, la Bourgmestre de Limete a remis à la ministre la liste complète des dépôts de stockage de produits pétroliers opérationnels dans sa commune. Elle a indiqué que le gouvernement entend désormais aller au-delà des autorisations administratives pour s’assurer du respect strict des normes de sécurité.
« Même si vous avez tous les documents, l’endroit que vous occupez doit remplir toutes les normes requises », a-t-elle déclaré, soulignant la volonté de l’exécutif de protéger les populations contre les risques d’incendie.
Selon Nathalie Alamba Feza, une équipe technique sera déployée dans les prochains jours pour procéder à des contrôles sur le terrain. Les dépôts à ciel ouvert et les installations jugées non conformes aux exigences de sécurité s’exposeront à des sanctions sévères, pouvant aller jusqu’à leur fermeture immédiate.
La ministre des Hydrocarbures a, pour sa part, affirmé qu’aucune complaisance ne sera tolérée face aux manquements constatés.
Dans la foulée, Acacia Bandubola Mbongo a annoncé le lancement d’une vaste campagne nationale de contrôle et de vulgarisation des normes de sécurité dans le secteur pétrolier. Cette initiative concerne aussi bien les dépôts de stockage que les stations-service à travers toute la République démocratique du Congo.
En moins d’un mois, Kinshasa a enregistré deux incendies majeurs, à Masina et à Limete, mettant en lumière l’urgence de renforcer la régulation d’un secteur à haut risque au cœur des zones densément peuplées.


