Motion de défiance contre Gisaro renvoyée à la session de mars 2025 : une épopée sans fin
L’affaire Gisaro, est-elle une lettre morte ? Visé par un caucus des députés, à la chambre basse du parlement, le ministre en charge des infrastructures et travaux publics survit encore, son jugement dernier qui allait définir son avenir au sein du premier gouvernement du second mandat du chef de l’état selon l’actuelle constitution, est encore une éventualité malgré le quitus du speaker de l’assemblée nationale.
Dans l’histoire des héros, c’est un vaillant ! Un corps criblé des balles mais sans effet au finish. Gisaro sort presque vainqueur dans une lutte peu commode où peu s’en sortent avec sourire au lèvre, il faut encore respirer jusqu’à la prochaine session dans l’espoir d’ensevelir ce dossier à jamais.
Lui qui a fait objet d’une Motion de défiance par un collectif de députés nationaux, quelques semaines avant. Alexis Gisaro, ne s’est laissé faire. Un coriace du gouvernement Suminwa, son influence lui sauve la vie. Question de représentativité ? Il est le seul Tutsi congolais à l’exécutif actuel dirigé par Judith Suminwa ? On ne peut s’hasarder supputer sur un sujet aussi délicat !
La motion de défiance visant le ministre des infrastructures et Travaux publics Alexis Gisaro a été reportée à la session de Mars 2025, un coup de grâce pour ce ressortissant du Sud-kivu. Une précision apportée par Vital Kamerhe président de l’assemblée nationale, lors de la clôture de la session de septembre, « il faut savoir que le contrôle parlementaire ne doit pas être interprété comme une persécution ou une manœuvre destinée à fragiliser le gouvernement »
Cette Motion contre Gisaro faisait suite aux enquêtes menées par le Centre de Recherche en finances publiques et Développement Local ( CREFDL ), en rapport avec les projets de construction et de réhabilitation routière dénommés « Zéro trou » et « Tshilejelu
Plus que 3 mois pour se présenter devant les élus nationaux, Alexis Gisaro ne peut que compter ses jours. Sa destitution reste éventuelle jusque-là. Seul le temps qui va trancher entre ces deux parties!
Martin EKAMA


