Speculation autour du taux de change: Prince Epenge appelle à la protection du pouvoir d'achat des congolais
Prince Epenge figure majeure de l'opposition congolaise et proche collaborateur de Martin Fayulu, a appelé le gouverneur de la BCC à protéger le pouvoir d'achat des congolais. Par Plamedi Wala
Dans un échange téléphonique avec la rédaction de Wise.cd, le président de L'ADDCONGO, prince Epenge a indiqué que la BCC a surestimé la masse monétaire des transactions en Franc congolais en sous-estimant les effets de 50 millions injectés sur un marché économique aussi exigu. Face à ce qu'il qualifie de « une spirale » de la baisse incontrôlée du dollar, il a appelé le gouverneur de la banque centrale du Congo (BCC) à arrêter cette erreur fatale:
«Le Gouverneur de la BCC doit arrêter et stabiliser cette spirale de la baisse incontrôlée du dollar et protéger le pouvoir d’achat des congolais, le peuple perd trop d’argent. La BCC a surestimé la masse monétaire des transactions en FC en sous-estimant les effets de 50 millions de dollars injectés sur un marché économique aussi exigu ».
Le porte parole de Lamuka, a aussi fustigé le faite, bien que le dollar soit baissé au marché de change, les prix des biens et services ont pris eux l'escalier.
Le dollar a pris l’ascenseur, les prix des biens et services ont pris l’escalier. Les poches des congolais se vident ».
La politique monétaire basée sur la discrétion nourrit la spéculation et la déflation. Ça se transforme en scénario Bernard MADOFF, a poursuivis Prince EPENGE porte parole de LAMUKA et président national de l'ADDCongo.
La spéculation autour de la dépréciation du dollar américain a pris un tournant inquiétant dans la ville de Kinshasa, créant une aubaine pour les cambistes de rues, qui pour certains fixe le taux en vue de rançonner injustement la population.
Face à ces méfaits la banque centrale du Congo met en garde les cambistes. Dans un communiqué rendu public hier lundi la BCC a annoncé que les services compétents se déploieront davantage en vue de procéder au contrôle sur place, à l'effet de s'assurer de son respect et de suggérer des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu'au retrait de l'agrément, le cas échéant.


