Massacre des civils à Lubero : des voix se lèvent contre l'État de siège (déclaration )
Mardi 09 septembre 2025, plus de 70 personnes ont été tuées par machette lors d'une attaque orchestrée par des rebelles ADF dans le village Ntoyo, territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile ont condamnés avec fermeté cette énième barbarie des ADF. Moïse Katumbi acteur politique congolais, chef d'un parti politique de l'opposition Ensemble pour la République a manifesté son désagrément après cette triste nouvelle. Par Emmanuel EKULE
Sur ses comptes officiels des réseaux sociaux, l'ancien candidat à la présidentielle de 2023 dénonce des actes ignobles qui portent atteinte à la vie humaine sacrée en plein état de siège.
« Le massacre de Ntoyo, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu est une véritable abomination qui brise nos cœurs : plus de 70 vies fauchées, peut-être 102, dont des femmes et des enfants. Sous l’état de siège décrété à répétition par Kinshasa, censé sécuriser l’Est de la RDC, les ADF massacrent dans une impunité révoltante, révélant l’échec total de l’Etat à protéger le droit sacré à la vie » a écrit Katumbi ses plateformes numériques.
Cette nouvelle tragédie indique-t-il, suscite une colère d’autant plus vive que les villageois avaient alertés et sollicités en vain la protection étatique. Selon Katumbi, les autorités, chargées de la protection du territoire et de la population, n’ayant pas pris les mesures nécessaires de sécurité, portent la responsabilité pleine et entière de ces vies innocentes sacrifiées.
Face à cette situation inacceptable, depuis l'exil où il se trouve Moïse Katumbi exprime sa profonde douleur et ses condoléances les plus émues aux familles dévastées.
« Mes pensées et mes prières vont à chaque victime – enfants, parents, proches – de cette cruauté inhumaine. Que les survivants trouvent la force de surmonter ce chagrin immense », dit-il
En conclusion, l'opposant congolais rappelle au pouvoir la nécessité de tenir un dialogue inclusif qui est la seule voie de sortir le pays du chaos.
« Il est grand temps que le pouvoir accepte son échec, sorte de sa logique suicidaire d'exclusion et choisisse la voie du dialogue inclusif, seule capable de sortir le pays du chaos et de garantir aux Congolais paix, sécurité et dignité », a-t-il conclu


